Les cages organisationnelles


On se met parfois, et très souvent même, dans des cages professionnelles et organisationnelles. Caractérisées par leur confort impressionnant, de telles cages nous mettent dans des routines organisationnelles et dans des environnements professionnels qui nous exploitent sans nous inspirer, nous font faire la même chose de la même manière sans valeur ajoutée, sans considération pour notre contribution, sans perspectives de carrières, et éventuellement sans cohérence avec nos aspirations.


Pourquoi parler de «cage» ? Tout simplement parce qu’il y a des barreaux qui nous empêchent de sortir de ces environnements. Ces barreaux ne souffrent pas de rouille avec le temps qui passe, mais au contraire : leurs épaisseur et résistance se renforcent avec le cumul d’années successives sans volonté de notre part de sortir de ce type de cage. Quelques exemples de barreaux vous empêchant de sortir des cages professionnelles/organisationnelles :

  1. Un salaire vous permettant de couvrir des engagements personnels récurrents et très importants pour vous et votre entourage personnel.

  2. Le confort de la régularité et de la certitude d’un revenu mensuel.

  3. Un statut social et une appartenance à une structure tels que perçus par votre entourage.

  4. La crainte de ne pas trouver un environnement meilleur (on a le sentiment qu’il n’y a que pire).

  5. La volonté de bénéficier d’un dédommagement en cas de sortie, et donc attendre un «plan» de licenciement qui sera avantageux en matière de package de départ (chèque de départ).

Ces barreaux ne relèvent pas de la banalité. Il s’agit de vraies contraintes qui peuvent empoisonner notre vie professionnelle et la transformer en un vrai calvaire sans fin. Je ne vous conseille pas de les ignorer, mais je vous conseille de ne pas les surestimer. Le malheur qui règne est plus dangereux que ce que vous pouvez penser : ces contraintes se transforment souvent et progressivement en «objectifs» à part entière. Pourquoi ceci est-il dangereux ? Parce que bien gérer ces contraintes n’a rien à voir avec votre épanouissement… elles sont loin de constituer des contributeurs absolus à votre épanouissement (à quelques exceptions près).